L’hormone de Croissance: Un Nouvel Espoir aux Survivants D’AVC

Moins de fatigue et une meilleure récupération des capacités cognitives telles que l’apprentissage et la mémoire, tels sont les résultats d’un traitement à l’hormone de croissance après un AVC, selon une étude expérimentale chez les souris, publiée dans la revue Stroke.

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« Nous espérons que ces travaux ouvriront la voie à des essais cliniques impliquant l’utilisation de l’hormone de croissance comme traitement dans la phase de réadaptation après un AVC », déclare Jorgen Isgaard, professeur d’endocrinologie à Sahlgrenska Academy, University of Gothenburg en Suède, qui est également professeur à l’University of Newcastle, en Australie.

Le traitement et la réhabilitation après un accident vasculaire cérébral constituent un défi, tant pour les patients que pour leur entourage. La récupération implique souvent un processus long et pénible pour restaurer la parole, la mémoire, la capacité de penser et de se concentrer et plus encore. L’inquiétude, l’anxiété et la fatigue intense sont également courantes chez les personnes ayant survécu à un AVC.

La présente étude est basée sur des recherches menées en collaboration entre les universités de Göteborg et de Newcastle. Il en résulte un lien entre l’hormone de croissance et l’amélioration de la fonction cognitive après un AVC, ainsi que les mécanismes possibles qui pourraient en être responsables.

Le fait que l’hormone de croissance a des effets positifs sur la fonction cognitive après un dommage cérébral a été découvert dans des études antérieures. Par ailleurs, c’est la première fois que l’effet de cette hormone est testé après un AVC, et les résultats sont jugés comme étant très positifs.

Les souris étudiées, victimes d’un AVC induit, ont été traitées pendant quatre semaines soit par perfusion d’hormone de croissance, soit par placebo. Au cours de la dernière semaine de traitement, elles ont été testées individuellement dans des cages séparées avec écrans tactiles.

Les animaux ont été exposés à des signes visuels dans différentes combinaisons où une pression correcte sur l’écran avec leur patte les récompensait d’une solution sucrée. Les souris qui ont reçu l’hormone de croissance se sont comportées correctement dans 8 cas sur 10, comparativement à 6 sur 10 pour le groupe témoin. Au terme des expériences, les chercheurs ont également analysé un certain nombre de facteurs de croissance et de marqueurs biologiques dans la région lésée du cerveau.

« La découverte la plus importante est que l’hormone de croissance améliore la fonction cognitive après un AVC par rapport aux témoins. Si cette découverte est valable pour les humains, elle peut mener à une percée en matière de traitement qui facilite la réadaptation et la qualité de vie après un AVC « , explique Jorgen Isgaard.

L’hormone de croissance s’est également révélée favorable à la plasticité du cerveau. Le traitement a conduit à des niveaux plus élevés de marqueurs qui reflètent, entre autres, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, la réparation des lésions nerveuses et la réduction de la perte de tissu cérébral par rapport aux témoins.

Les chercheurs espèrent désormais obtenir plus de financement pour commencer les essais cliniques et voir si le traitement à l’hormone de croissance peut aussi être efficace après un certain temps de la survenue d’un AVC.

« Cela a le potentiel de transformer complètement le traitement des patients qui ont survécu à un AVC », dit Jorgen Isgaard.

Références

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